La Tunisie - du 16 mars au 1er avril 2013
 
 
 
 

Parcours effectué à 12 véhicules.

Les années se suivent et ne se ressemblent pas !

Après notre voyage en 2012 où nous étions descendus par le nord depuis Ksar Ghilane  jusqu’au lac N°2 (à seulement  20 km à vol d’oiseau d’El Borma), nous avions décidé cette année de faire un peu plus soft. Le programme prévu était de rejoindre Tin Souane depuis Ain essebat, puis plein sud sur Er Reched, encore plein sud sur Dakhlet  Salama, rentrer de nouveau dans les dunes au niveau de Dakhlet  Amound, tout droit sur Sif es Souane, remonter sur Er Reched, puis cap nord-ouest en direction du Chott Bouchareb. Les aléas mécaniques nous contraindrons à revoir très fortement à la baisse nos ambitions !

Samedi 16 mars, Embarquement à Marseille direction Tunis par la SNCM. Traversée sans problème.

Dimanche 17 mars, Arrivée à l’heure à Tunis, passage rapide de la douane, arrêt carburant à la station Total de Grombalia et arrivée en fin d’après-midi à Gabes à l’hôtel Oasis.

Lundi 18 mars, Départ de Gabes en direction de Matmata où nous faisons le plein de pain et produits frais, puis direction Toujane où nous nous régalons d’un couscous de légumes chez Dar Touati, après avoir visité son village. Dans l’après-midi, nous prenons la piste pour une traversée nord-sud du massif du Dahar que nous avions estimée à 2 jours (avec les visites des vieux ksar et villages typiques). En fin d’après-midi, les supports d’amortisseurs arrières d’un des véhicules du groupe cassent. A cet endroit le châssis était fortement corrodé, la charge et la piste défoncée ont eu raison de ce qui restait de métal sain. Nous démontons les amortisseurs et trouvons un bivouac. Il faut trouver un bon soudeur. J’appelle mon ami Jo Calmette qui me communique aussitôt le contact qui va bien. Demain nous sortirons de la piste pour aller réparer à Médénine.

Mardi 19 mars, Dès 8h, nous repartons plein nord en direction de Toujane, où nous prenons la route en direction de Médénine où nous arrivons en milieu de matinée. Le contact de Jo nous attend comme prévu et nous conduit chez le soudeur. Il faut reconstituer les chapes supérieures d’amortisseurs arrières, la réparation risque de durer. C’est en fin d’après-midi que la réparation est terminée. Ce n’est pas des plus esthétique, mais ça devrait largement tenir le voyage. Nous repartons par la route en direction Tataouine, tant pis pour le massif du Dahar, ses ksars et ses vieux villages, ce sera pour une autre fois. Nous passons Tataouine et nous trouvons un bivouac dans une palmeraie juste après Chenini.

Mercredi 20 mars, En ayant « évité » le Dahar, nous nous retrouvons dans le timing prévu. Aujourd’hui nous prenons la piste jusqu’à Ain Essebat, puis nous rentrons dans l’erg en direction de Tin Souane. Nous bivouaquons à un peu moins de 10 km de l’entrée de l’erg.

Jeudi 21 mars, Nous progressons sur un sable moyennement porteur et établissons notre bivouac à moins de 6 km de la plaine de Tin Souane. Notre vitesse de progression est inférieure à ce que j’avais imaginé.

Vendredi 22 mars, Nous atteignons Tin Souane en fin de matinée, où nous croisons un groupe de Sahariens, 2 4x4 et un camion. Ils reviennent d’Er Reched et n’ont pas pu aller plus au sud vers Sif es Souane à cause d’un sable particulièrement mou ! Pourtant, ce sont des habitués des lieux et cette partie de l’erg ne devrait plus avoir de secret pour eux. Avisés de leurs bons conseils, nous les quittons et descendons plein sud en direction d’Er Reched. Il faut avouer que cette route est loin d’être la plus facile, mais nous ne l’avons encore jamais empruntée. Nous parcourons 19km dans les dunes jusqu’au bivouac. Ce n’est pas exceptionnel, mais le sable est moyennement porteur et nous sommes 12 véhicules.

Samedi 23 mars, Ce soir nous devrions être à Er Reched. Nous parcourons 18 km dans la matinée. Après le déjeuner, c’est Richard qui prend l’ouverture. Quelques minutes seulement après son départ, nous l’entendons dire à la CB que son véhicule ne répond plus et qu’il fume blanc !!! Nous arrivons sur les lieux et trouvons le véhicule de Richard au beau milieu d’un trou incapable ni d’avancer, ni de reculer. Après un redémarrage du moteur, nous entendons un bruit de casserole ! C’est le turbo. Nous passons la fin de l’après-midi à démonter le turbo du véhicule, puis nous redescendons dans le gassis précédent pour organiser le bivouac. Richard ne voulant pas abandonner son véhicule, décide de passer la nuit au milieu des dunes. C’est à contrecœur que nous l’abandonnons. Demain matin à la première heure, il faudra démonter le turbo pour enlever les turbines d’admission et d’échappement, boucher l’arrivée et le retour d’huile, pour enfin remonter le turbo sur le véhicule qui devrait se transformer en « G 270 cdi atmosphérique mode dégradé » je n’ai aucune idée de ce que ça va donner dans les dunes !

Dimanche 24 mars, Dès 7h, Jean-Pierre part chercher Richard et assisté de Jean-Luc, Jean-Louis et Gérard, je démonte le turbo pour en retirer toute pièce en mouvement. Notre travail terminé, nous prenons la direction des dunes pour remonter ce cher turbo qui n’en est plus un sur son véhicule. Remontage dans une ambiance fort vent de sable. C’est en milieu d’après midi que tout semble remonté correctement et que nous demandons à Richard de tourner la clé dans le démarreur. Le véhicule démarre, il ne fume plus blanc, mais noir, ce qui nous semble normal. Vu le peu de puissance du véhicule, nous dégonflons les pneus à 600 gr et arrivons à rejoindre le gassis. Nous ne repartirons manifestement pas aujourd’hui. Le vent de sable semble se calmer un peu. Je décide de faire un aller-retour express à Er Reched avec 2 autres véhicules afin de remplir nos réservoirs et bidons d’eau pour la douche. Nous voilà partis. Dès notre ascension sur les crêtes, nous constatons que le vent de sable n’a pas vraiment faibli. Nous mettrons 30 minutes pour rallier Er Reched et 40 minutes pour le retour. Le soir, pour fêter son anniversaire, Marie-Pierre nous propose un apéritif dinatoire arrosé de bouteilles de champagne et animé par Yann à la sono. Quelle ambiance, il est plus de minuit quand nous allons nous coucher !

Lundi 25 mars, Aujourd’hui, nous n’avons d’autre choix que de repartir plein nord pour rejoindre la plaine de Tin Souane. Quelques minutes après le départ et suite à une fausse manœuvre, Gerd casse un joint homocinétique sur le pont avant de son véhicule ! Nous redescendons dans le gassis pour procéder à la réparation. Heureusement nous avons les pièces de rechange. Nous finissons de réparer en début d’après midi. Il est 14h30 quand nous repartons, nous mettrons près d’ 1h30 pour passer le premier cordon. J’ai baissé la pression de pneus du véhicule de Richard à 400g, ainsi nous arrivons à progresser. Nous ferons 13 km dans l’après midi.

Mardi 26 mars, Nous reprenons notre progression en direction du nord, le sens des dunes et le tracé choisi nous permet de progresser rapidement, nous passons Tin Souane à 10h45 et arrivons dans la plaine de Tembaine où nous déjeunons à l’abri du vent de sable dans une tente du camp. Comme il nous reste 5 jours avant le bateau, nous décidons de faire le circuit du Dahar que nous n’avions pu faire au début du voyage. Nous partons donc en direction de Ksar Ghilane que nous rejoignons à la tombée de la nuit. Nous dormons au camping après avoir dégusté un bon couscous.

Mercredi 27 mars, Nous partons en direction de Chenini que nous atteignons en fin de matinée. En début d’après midi, nous effectuons une visite guidée de la mosquée des 7 dormants, puis reprenons la route pour nous arrêter au vieux ksar de Guermessa, le site est magnifique et la vue imprenable. C’est en fin d’après midi que nous arrivons au ksar Hedada, lieu de tournage d’un épisode de la guerre des étoiles. On s’y croirait !

Jeudi 28 mars, nous continuons notre remontée du massif du Dahar sur de bien belles pistes. Nous passerons notre dernier bivouac non loin de Matmata.

Vendredi 29 mars, remontée sur Kairouan où nous devrions passer 2 nuit à l’hôtel la Kasbah. Nous arrivons dans la ville sainte en début d’après midi.

Samedi 30 mars, La journée est principalement occupée par les visites du souk, de la médina, la grande mosquée etc…

Dimanche 31 mars, Il est un peu plus de midi quand nous embarquons à bord du Danièle Casanova en direction de Marseille.

Les aléas mécaniques du voyage ont soudé le groupe, et nous avons passé de très grands moments de convivialité.

JPM